Même s’il est aujourd’hui connu en Occident, le taoïsme est avant tout une tradition religieuse chinoise qui remonte Vème siècle avant J.C. et qui s’est développée autour de la notion centrale de Tao/Dao.
Laozi, auteur du Daode Jing (Livre de la Voie et de sa Vertu) et Zhuangzi, auteur de l’ouvrage qui porte son nom, en sont les penseurs les plus connus.
Le taoïsme est profondément lié à la culture et à la langue chinoise qu’il a longuement nourries. C’est une religion, avec ses cérémonies et ses rituels, ses temples et ses monastères. C’est aussi une tradition communautaire, basée sur la transmission au sein de lignées, de maître à étudiants.
Le Tao/Dao, ne peut-être connu. Il ne peut être qu’approché. Origine et principe de toutes choses, il n’a pas de dessein propre. Eternel, immanent et transcendant, il est à la fois Un, l’Unité et présent dans toutes choses, en transformations perpétuelles.
Pour un taoïste, l’objectif de vie est de faire Un avec le Dao, de retourner au Dao, à l’Unité, à l’Origine. Et ce en dépassant l’alternance du Yin/Yang. Pour ce faire, tout au long de son histoire, le taoïsme a élaboré et emprunté de nombreuses voies, de la méditation au travail corporel, de l’absorption des souffles (Qi), aux principes de diététique, … Mais ces voies ne sont que des moyens et « Lorsque l’oiseau est pris, le filet n’est plus utile ! » Zhuangzi.
A lire :
- « Le Taoïsme. La révélation continue ». Vincent Goossaert et Caroline Gyss. Collection Découvertes Gallimard
- « Lao Tseu. Le livre de la Voie et de la Vertu ». Traduction Claude Larre. Desclée de Brouwers Ed.
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