Massage à Paris Massage à domicile Massage en espaces Bien-être Massage en entreprise Formation massage
 

Bien dans sa tête


La vie secrète des insomniaques

 

Certes, les nuits des insomniaques chroniques ne sont pas forcément plus belles que leurs jours, mais elles sont occupées, zapper inlassablement, écrire des lettres de rupture ou faire le ménage. A chacun sa manière de conjurer l’angoisse et d’apprivoiser ses nuits blanches.

 

Véronique, 33 ans : "je me transforme en fée du logis quatre étoiles. Briquer mon intérieur me lave de mes angoisses."

 

Une nuit sur trois, je cherche le sommeil. Et pour te trouver, je commence logiquement par ne rien faire, essayer de respirer tranquillement, détendre mes muscles, réfléchir à ce qui interdit au dieu Morphée de venir me rejoindre.

Le père de mon fils dort, il ose faire du bruit en respirant, et son sommeil nuit au mien. Je m'ordonne de rester allongée sur le dos, de ne pas gigoter. Normalement l'immobilité provoque l'endormissement. Malgré ces résolutions, au bout de cinq minutes, je me rends compte que j'ai soif, une soif irrépressible qui m'obsède, et qu'il faut absolument que j'étanche si je veux pouvoir laisser vagabonder mon esprit.

Tout d'un coup, je suis debout, dans le noir, titubante, et je donne un coup de pied dans un nounours qui crie : "Maman, je t'aime". A 3 heures du matin, son amour m'effraie. Je crains qu'il ne réveille mon fils. Trouver le bouton qui arrête le nounours en pleine effusion sentimentale ne va pas de soi. Et m'oblige à allumer la lumière, donc à me réveiller complètement.

Bien sûr, il n'y a pas forcément un nounours dans le passage. Il peut être remplacé par un camion. Mais là, c'est pire, en général, je glisse et je peste. Je reste comme une idiote accroupie au milieu du couloir. Etre seule, en pleine nuit, écrasée par un camion miniature alors que quoi qu'il arrive, on sera sur pied à 7 heures... Ce n'est pas glorieux.

Lorsque enfin j'atteins la cuisine, j'ai bien sûr oublié ma soif. En revanche, je ne peux qu'être saisie par les débris du dîner. Le coulommiers n'a pas été rangé dans la boite à fromages et il le fait savoir.

C'est l'élément déclencheur. Posément, je m'empare du fromage que je range. Puis du couteau, qui a servi à se fabriquer un petit en-cas, que je lave. Puis d'une éponge, toute gluante, que je rince.

Et tandis que je me supplie de ne pas entamer un grand ménage et de retourner illico me coucher, mes mains s'affairent, une odeur citronnée envahit la cuisine, les hamsters reçoivent leur dose de graines, les plantes sont arrosées et les magazines ne s'entassent plus lamentablement.

Malgré la fatigue, les gestes simples de la vie quotidienne me calment. J'ai l'intuition que la propreté va me laver de mes angoisses. Certes, le vrai bonheur serait de dormir et de laisser le désordre en paix, mais quelque chose m'en empêche.

Soudain, il est 5 heures, il ne me reste plus que deux heures pour m'attaquer à la salle de bains et au débarras.

Au fil du ménage, je cesse d'être fébrile. La sérénité revient peu à peu, tandis que mon intérieur reprend une allure agréable. Lorsque l'ours aura enfin retrouvé son coffre à jouets, c'est sûr, je n'aurai plus qu'à habiller mon petit garçon, le fournir en céréales, le conduire à la crèche, et prier pour que mon ordinateur, à la banque, accepte de boucler les dossiers tout seul !

 

Francis, 43 ans : "D'ennemie, l'insomnie est devenue une amie. Mon petit rituel nocturne, je ne pourrais plus m'en passer."

 

Cela fait plus de quinze ans que je me réveille, chaque nuit, entre 1 heure et 2 heures du matin, et ma manière d'appréhender cette insomnie régulière a évolué.

Durant les premières années, j'étais tiré du sommeil par une douleur irrépressible liée à la trahison d'une femme. J'avais absolument besoin de me lever et de sortir de chez moi pour échapper à l'oppression qui me saisissait au thorax.

Je traversais Paris à pied, et mes pas me portaient au Dôme ou au drugstore Saint-Germain, véritables havres pour les oiseaux de nuit. Là, je rencontrais forcément des gens, parfois des amis, on taillait une petite bavette, comme disait une vieille dame en robe de chambre, elle aussi insomniaque. Il y avait une ambiance joyeuse, on parlait peinture, et on se promettait cycliquement de créer la première galerie d'art ouverte toute la nuit...

 

Aujourd'hui et depuis une bonne dizaine d'années, l'angoisse qui provoquait mon réveil a disparu, sans pour autant anéantir l'insomnie. D'ennemie, elle est devenue une amie, et je tiens beaucoup à cette petite heure qui m'isole du reste du monde. C'est un moment privilégié de lecture, de réflexion, parfaitement ritualisé.

Avant de m'endormir, je mets de côté des articles et des livres, en prévision de mon réveil nocturne. Dès qu'il se produit, j'allume la lumière, j'enfile un pantalon et un T. shirt, et je m'enferme dans la cuisine.

Première visite au frigidaire, qui me semble être un avant-goût du paradis. Je mange, et quoi que je mange, la nourriture a un goût divin. Même les pâtes froides sont délicieuses. J'allume la télé -placée dans la pièce à dessein sans jamais consulter les programmes, et je tombe sur des documentaires parfois extraordinaires, depuis qu'il y a le câble : l'histoire d'un crayon noir, par exemple. Sans compter tous les documentaires animaliers que certaines chaînes achètent au kilomètre. Ils me ravissent la nuit et m'indiffèrent le soir. C'est très étonnant à quel point le regard que l'on porte sur les images varie selon l'heure.

 

Je ne travaille jamais la nuit. C'est un temps productif, mais qui échappe à la rentabilité immédiate. Je n'écris pas non plus, je ne fais pas mon courrier. Je profite simplement de ce petit créneau de solitude absolument sereine. Une heure après, je me rendors aussi facilement que je me suis éveillé. Le matin, je suis dispos pour prendre le petit déjeuner avec mes enfants et les emmener à l'école.

La particularité de cette insomnie intégrée à la vie quotidienne est qu'elle ne suscite pas de fatigue. Etrange : les deux seules nuits ou j’ai été englouti dans le sommeil, et où il m'a été très difficile de me tirer du lit, sont celles, où j'ai dû conduire ma femme à la maternité !

 

 

Suivant  >>

 

 


[ARTICLES CONNEXES]

Fatigue et sommeil

 

 

[Equilibre]

le programme anti-fatigue de Cajoling pour un meilleur sommeil

5 séances de massage sur trois mois

 

 

Un massage en cadeau
Un cadeau original, élégant, sensuel et plein de tendresse.

 

"L'espérance est un risque à courir. [Georges Bernanos]"


 

 

[Le TOP DES ARTICLES]

BIEN DANS SA TÊTE

Priorité au plaisir

L'agressivité, une qualité à gérer

Suis-je stressé ?

 

BIEN DANS SON CORPS

Un hammam à la maison

Les huiles essentielles

Un hammam à la maison

 

BIEN DANS SON COUPLE

Le tantra

Le tantra

Au jeu de l'amour pas de hasard

 

 

[Le TOP DES MASSAGES]

Massage 1 et 2, massage maman et massage bébé

Massage Taoïste aux huiles chaudes, Porte de la sublime sérénité

Massage Visage, le lifting massage

Services Cajoling

Goodies Cajoling
Musiques de relaxation, fonds d'écran et l'écran de veille Cajoling.

Ajouter au favoris Ajouter aux favoris

Ajouter à Google

Flux d'information sur les massages Cajoling

Flux d'information sur les massages Cajoling format PDF

Ajouter à Netvibes


Massage taoiste
Les mains et merveilles.

[Partenaires]

Remise en forme dans le lot

Ayuneda